Hier soir, 1er février, alors que le GIEC (Groupe d'Experts intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) rendait les prémisces de son rapport, une "grande" action avait été lancée... Eteindre les lumières et tous les appareils pendant 5 petites minutes. Bilan ce matin, 1% de la consommation d'électricité en moins. Certes, c'est la première édition et beaucoup s'en réjouisse, mais 1% ça n'est tout de même pas beaucoup et je me dit que l'environnement reste une véritable priorité pour bien peu d'entre nous. J'avoue que c'est assez difficile de bosser avec des gens qui laissent leur ordinateur allumé 24h sur 24, même le week-end, me demandent ce qu'est le "brouillon", me regardent avec des yeux exhorbités quand ils découvrent que j'ai éteins la photocopieuse ou l'imprimante en partant et ne comprennent pas mon engouement à récupérer le papier presque vierge qui a été jetté à la poubelle par réflexe (le mauvais).
Ceci dit, de mon côté j'étais dans un train et je n'ai rien pu faire de plus que ce que je fais tous les jours : éteindre mon ordi et tous les appareils électriques avant de partir.
L'environnement tout le monde en parle, puisque c'est à la mode. Ca l'est malheureusement tellement qu'on entend du bon et du moins bon. Alors, je me pose en grande donneuse de leçon et rappeler que l'effet de serre qu'il faut réduire, celui provoqué par nos modes de vie inconscients, est l'effet de serre additionnel (parce que sans effet de serre tout court, on ne vivrait pas du tout).
Quant à nos politiques, qui surfe sur cette thématique médiatique ô combien vertueuse et fédératrice -quand on connait le mal qu'ils ont à "rassembler"-, je suis assez horrifiée de lire dans le dernier numéro du Nouvel Obs (1er au 7 février) qui consacre un grand dossier au réchauffement climatique (merci le GIEC), Jacques Chirac revenir en ces termes sur les pollutions phytosanitaires liées à l'agriculture de masse (en gros, l'utilisation d'engrais chimiques qui pollue les nappes phréatiques): "Et tout ce qui va dans le sens d'une diminution de la capacité française de production agricole va dans un sens contraire à l'interêt de la France, puisque nous y trouvons beaucoup d'emplois, d'argent, de services, mais aussi contraire à l'interêt général de la planète".
Hem... De là à paraphraser Georges W. Bush qui refusait de signer le protocole de Kyoto en argumentant que c'était contraire au mode de vie des Américains, il n'y a qu'un pas, non?
Je pourrais déblatérer longuement sur ce sujet passionnant et dont j'ai réussi à faire mon métier (pour l'instant), sans pourtant me considérer comme écologiste pure et dure, mais toujours vaut-il peut-être mieux que vous lisiez également ce dossier intéressant par vous mêmes